Les lives "pour les nuls", commencer à se former.
Quand j'ai décidé de réaliser ma transition écologique, je devais absolument comprendre les enjeux écologiques et plus largement le développement durable. Pas juste en surface. Pas en consommant des contenus rapides, des résumés ou des opinions. Mais en prenant le temps de construire une base solide, de comprendre les notions, les liens, les enjeux.
Et très vite, je me suis retrouvée face à quelque chose d’assez classique : trop de choix.
Des centaines de livres. Des auteurs très engagés du monde entier.
Des approches parfois militantes, parfois scientifiques, parfois très techniques.
Un peu comme si tout était déjà là, à portée de main… mais que je ne trouvais pas la porte d'entrée.
J'étais lost de chez lost.
Alors j’ai fait quelque chose de très simple. Presque évident, avec le recul.
Je suis revenue à une base avec "L’écologie pour les Nuls".
Ce n’était pas du tout un choix stratégique. Ce n’était pas le livre le plus pointu, ni le plus engagé. Mais c’était un livre accessible, structuré, qui permettait de poser les fondations sans se noyer et que j'osais maltraité à un grand coup de stabilo et de petits triangles en haut à droite.
Et puis, il y avait quelque chose de très personnel dans ce choix.
Ce livre m’a ramenée à ma jeunesse, où je passais autant de temps à la Fnac, que dans des librairies indépendantes. Je me souviens de ces moments où je pouvais rester des heures à feuilleter, à hésiter, à choisir un livre un peu au hasard mais avec une belle intuition. D'ailleurs quel bonheur de continuer à faire cela. Vous aussi, j'en suis sûre.
L’apprentissage passent très souvent par les livres en premier lieu en ce qui me concerne. Je fais la même chose avec mon fils, depuis qu'il est tout petit, on évoque un sujet et en parallèle je m'appuie sur un livre, le plus beau des supports il faut bien le dire.
D'ailleurs, parenthèse, vous savez comment on appelle une personne qui aime sentir le papier : la bibliosmique. J'ai l'impression d'être une grande savante en disant cela, mais voilà c'est cadeau, une réponse de plus à "Question pour un champion". D'ailleurs ma mère y a participer. Je dérive là...
Repartir de là, c’était aussi super rassurant.
Ce premier livre m’a permis de remettre de l’ordre. De comprendre les grands concepts, les liens entre climat, biodiversité, ressources, énergie. De donner des mots à des choses que je percevais sans toujours pouvoir les nommer.
Et surtout, il m’a permis de passer à l’étape suivante. Parce qu’une fois cette base posée, j’ai eu envie d’aller plus loin.
J’ai lu "Réparer le futur" d’Inès Leonarduzzi.
Un livre qui ouvre sur la responsabilité des entreprises, du numérique, et sur les transformations nécessaires à opérer. J'ai du le relire plusieurs fois, il était assez complexe à comprendre pour moi. C'est aussi la femme avec laquelle j'ai découvert l'écologie numérique, quel choc à l'époque, surtout quand on sait que jamais une agence social media 😅. Je me souviens d'un live Instagram que j'avais fait avec elle en plein COVID, plus que de circonstance.
Puis "Pour un soulèvement écologique" de Camille Étienne.
Une lecture sehr engagée, incarnée, qui parle d’émotion, de mobilisation, de rapport au vivant.
J’ai aussi découvert "Écrans verts des Carnets Beside".
Une approche plus éditoriale, plus sensible, qui questionne notre rapport aux écrans et à leur impact environnemental.
Et puis des formats plus courts, hyper pratico-pratique (je ne suis pas sûre que cela se dise, je me pose toujours la question, mais bon on s'en foutrait, vous m'avez compris ha ha) comme 10 propositions pour un tournant radical de la collection Bascule de Socialter.
Des textes rapides à lire, mais qui vont droit au but. Qui posent des idées fortes, sans détour.
Un ouvrage qui n'est plus dispo, mais si cela vous intéresse, je vous le poste avec plaisir. C'est pas mal aussi de s'envoyer des petites choses par la poste #plaisirsimple.
Petit à petit, j’ai compris quelque chose d’important. Il n’y a pas une seule porte d’entrée. Mais il y a souvent une première étape nécessaire.
Cela permet de construire une compréhension plus solide, plus durable.
De ne pas se décourager. De ne pas abandonner face à la complexité.
Aujourd’hui, je continue d’apprendre. Je ne considère pas que "je sais". En revanche, je sais que j’ai commencé.